Retour sur les élections

A près d’un mois du 7 juin, le laps de temps écoulé me semble bon pour livrer, à froid, mes impressions sur cette première politique qui fut pour moi à tous points de vue exceptionnelle.

A titre très personnel, j’ai bien entendu vécu très intensément ces élections. De janvier à juin, mon investissement dans la campagne fut maximal tant au niveau de l’emploi du temps que du ressenti. Sur les marchés, sur Internet, lors de débats etc…, j’ai pu rencontrer et discute avec de nombreuses personnes qui n’ont pas hésité à m’interpeller sur toute une série de problèmes, parfois assez personnel, qu’elles rencontrent dans leur quotidien. Ce genre d’expérience nous permet de nous rappeler toute la gravité de la politique. On n’est pas là pour la gloriole mais pour répondre aux attentes !

Humainement parlant, j’ai aussi pu compter sur tout le soutien de mes amis, de ma famille et de toute l’équipe de campagne d’Ecolo. J’ai pu trouver dans ces soutiens du réconfort lors des petits coups de blues mais surtout de l’énergie pour tous les jours repartir à l’assaut, défendre notre programme et tenter de convaincre. Au niveau des attaques et des « accrochages » de campagne, il faut bien entendu tourner la page. Le contexte était évidemment propre à exacerber les tensions. Pas d’amnésie cela dit, face à certains comportements politiques, je persiste à penser que même si on me dit « on a toujours fait comme ça », il ne doit pas y avoir de fatalité. L’expérience n’est pas une garantie à la bonne gestion, à la bonne gouvernance ou au respect des principes de la démocratie…

Ces élections ont été principalement pour moi l’occasion de porter avec force des problématiques qui touchent notre quotidien comme la mobilité ou la nécessité de créer des emplois nouveaux en Wallonie. Au niveau de la mobilité, les réalisations se feront certainement attendre compte tenu de l’état des finances publiques mais je suis convaincu que les propositions de création de bus de nuit et de lignes de bus express à Huy-Waremme seront parfaitement relayées par notre élu Ecolo Christian Noiret mais aussi par notre jeune député Verviétois Matthieu Daele qui a défendu bec et ongle les propositions d’Ecolo et d’Ecolo J en termes de transports publics dans les campagnes.

La jeunesse et l’espoir qu’elle incarne, voilà encore une chose que je retiendrais. A Huy-Waremme, chaque parti avait misé sur la présence de candidats jeunes (Anne Ferir PS, Françoise Parent MR, Justine Comijn cdH) et Ecolo comptait même sur la présence de trois candidats de moins de 30 ans, Delphine Bruyère, Sandrine Maquinay et moi-même. Entre les jeunes candidats, une dynamique s’est installée bien au-delà des querelles de partis, dans le respect des idées de chacun mais aussi dans une ambiance sympathique. J’espère que nous pourrons conserver cet état d’esprit et plancher sur certains projets communs pour continuer à offrir une belle image de la politique.

Au-delà de cette projection collective, je souhaite poursuivre l’engagement pris avec les citoyens avant les élections. « Une énergie politique durable » vous vous rappelez ? A Huy-Waremme et à Wanze, les combats pour améliorer notre quotidien ne manquent pas, les solutions durables d’Ecolo non plus. En avant ! Et encore 2057 fois merci ! Ecolo_Merci

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Merci à tous !

Merci13047 fois merci !

Dont 3537 voix sur la Province de Liège, 1849 sur la circonscription de Liège, et 791 sur le canton de Liège ( les autres cantons de la circonscription : Fléron 229, Aywaille 171, Seraing 155, Grace Hollogne 130, Saint-Nicolas 125, Bassenge 101, Herstal 74, Visé 73)

Mon analyse personnelle : je ne sais absolument pas si ma stratégie de faire campagne à travers toute la communauté française a porté. A première vue, il semblerait, étant donné que mon score n’est pas sensiblement plus conséquent en Province de Liège qu’ailleurs. A contrario, peut-être qu’en faisant une campagne de proximité, centrée sur "ma" Province, les résultats auraient été meilleurs.

De toute façon, 13047 voix de préférence, pour une première participation, en tant que suppléant, entouré de candidat-e-s d’exception, Inès Trépant, Marie-Christine Lefebvre et Sandra Jen, Jean-Claude Defossé et Jean-Michel Javaux, c’est plus que satisfaisant !

Quoi qu’il en soit, la campagne fut une expérience extraordinaire, la victoire d’Ecolo en Belgique ne fait aucun doute, et c’est ce qui compte ! Les choses ne font que commencer, il va falloir également réussir la participation plus que probable d’Ecolo au gouvernement.

En Europe, même si les Verts enregistrent une forte progression, le Parlement européen glisse vers la droite et même vers l’extrême droite, les années à venir s’annoncent difficiles. Piètre consolation : les élus d’extrême droite sont en général des élus fantômes, qui participent très peu aux commissions et groupes de travail. ( oui, c’est honteux, mais au moins on ne les a pas dans les pattes ;-) )

Pour finir sur une note plus joyeuse : encore merci aux candidats, aux militants, aux sympathisants et aux électeurs !

Oli

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Débat Télévesdre et Talk élections

Pour finir la campagne en beauté, deux vidéos :

Nicolas au Talk Elections d’RTL

Et Olivier au débat Europe de Télévesdre (télévision de la région de Verviers), face à Jean-Claude Marcourt, Philippe Monfils et Rodolphe Sagehomme

J’aurais du plus attaquer le cdH, après avoir critiqué les libéraux et les socialistes européens. Le cdH se prétend "antilibéral","anticapitaliste" alors qu’il fait partie du PPE (conservateurs, la droite au Parlement Européen) et que le député européen cdH, Langendries, a voté dans 95% des cas comme le PPE. Il a notamment voté contre un amendement au plan de relance européen visant à interdire les paradis fiscaux, et contre une résolution visant à interdire les vols-prisons de la CIA qui font escale dans des aéroports européens. Le cdH prétend donc se tenir éloigné du reste du PPE en se bouchant le nez, alors qu’il se baigne dedans avec allegresse.

Oli

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Coup de coeur n°2, coup de gueule n°3 : l’Irlande

shamrockJ’ai eu la chance, il y a deux ans, de partir 5 mois en Irlande, à Dublin, en Erasmus. Le pays de la Guinness, des lacs du Connemara, de U2,… un pays qui a connu un boum économique incroyable durant les années 90, le « Celtic tiger », grâce, notamment, aux aides européennes, les fameux fonds structurels. D’après la légende, fin des années 90, il fallait 2 jours à un migrant pour trouver du travail. En 2007, deux semaines. Un régime très intéressant s’appliquait aux entreprises, et aux travailleurs étrangers : l’absence presque totale de charge fiscale. Des dizaines de multinationales venaient s’installer, des milliers d’étrangers également, attirés par les salaires mirobolants. Parmi mes colocataires par exemple, un charpentier, polonais, gagnait 3000 euros par mois.

Le centre de Dublin, particulièrement le quartier de Temple Bar,Cliffs of Moher bien connu des touristes et des fêtards, était peuplé à plus de 50 % de personnes provenant des quatre coins du monde. Ce fut vraiment une expérience extraordinaire de découvrir toutes ces cultures différentes, le campus et l’université à l’anglo-saxonne, la Saint-Patrick, de magnifiques paysages,…

Mais, et aujourd’hui plus que jamais, il y a l’envers du décor. Un système dual, public et privé, que ce soit par rapport à l’enseignement, à la sécurité sociale, aux soins de santé,… J’ai un jour, pour un problème de santé mineur, du me rendre aux urgences dans un hôpital public, où j’ai attendu pendant des heures dans une salle bondée, encombrée de lits et de chaises roulantes, de gens qui gémissaient ou hurlaient de douleur, trop peu de personnel pour s’occuper d’eux, et je vous épargne les détails… Coût : 60 euros. Je vivais également dans un quartier pauvre proche du centre mais difficile d’accès car il était emmuré, littéralement. Bagarres et feux de joie au milieu de la rue étaient monnaie courante. Mon ami et colocataire charpentier, dont j’ai parlé plus haut, travaillait 50 heures/semaine, et ne bénéficiait d’aucune protection sociale. On vivait à 12 dans une maison, loyer pour une chambre avec un lit superposé : 600 euros/mois (quand on est étudiant, c’est provisoire et folklorique, quand on bosse, c’est autre chose).

Ce système, d’une violence intense, aussi bien sociale que physique (forte opposition entre nationaux et étrangers, entre riches et pauvres, binge drinking très répandu,… ), « craque de partout », encore plus qu’ailleurs. A force d’avoir attiré, grâce à ces régimes fiscaux intéressants, des multinationales hypermobiles, l’Irlande se retrouve aujourd’hui, en période de crise, avec un taux de chômage qui explose, des entreprises qui foutent le camp les unes après les autres, et une masse de travailleurs qui, depuis 10 ou 15 ans, n’ont presque pas cotisés à la sécurité sociale. Et après ça, on voudrait nous faire applaudir d’avoir attiré Google et Microsoft en Wallonie.

Aujourd’hui, les vrais utopistes, les vrais idéologues, les rêveurs, ce sont les libéraux, qui restent attachés à un système qui a prouvé son inefficacité. Non seulement, sur un plan humain, moral, l’individualisme forcené et la compétition à tout prix sont franchement discutables. Mais en plus, d’un point de vue purement pragmatique, économique, les pays où les services publics sont les plus forts, où une véritable sécurité sociale existe, sont ceux qui s’en sortent le mieux face à la crise.

Afin de créer des emplois durables dans les deux sens du terme, respectueux de l’environnement, et non délocalisables, à long terme, soutenons le Green New Deal, à la Région comme à l’Europe ! Les vrais défenseurs des services publics, ceux qui se sont opposés à toutes les libéralisations au Parlement Européen, ce sont les Verts !

Alors, plus que jamais, votons Ecolo le 7 juin ! Nicolas Parent, 1er suppléant à la Région sur Huy-Waremme, et Olivier Bierin, 2eme suppléant à l’Europe ;-)

Oli.

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Times they are changing

Le sprint final a commencé. Dans une semaine, nous ferons tous notre choix. Parmi celles et ceux qui iront voter, on retrouvera pas mal de personnes désabusées par la politique, qui ont perdu confiance. Au cours de la campagne, on a l’occasion de rencontrer (encore aujourd’hui à Wanze) des sceptiques et parfois de les convaincre que l’espoir n’est pas loin. Je ne saurais pas être convaincant si je n’étais pas convaincu de porter un projet et des valeurs qui, quoi qu’il arrive, peuvent amener un souffle nouveau sur la Wallonie. En terme d’emplois bien entendu, avec cette alliance entre écologie et économie, mais également sur le plan éthique. Et le travail ne manque pas dans ce domaine : clientélisme qui porte atteinte à l’égalité entre les citoyens ; cumuls des mandats jusqu’à l’absurde ; mépris des initiatives citoyennes… On ne juge que sur les actes c’est vrai mais voilà bien un domaine dans lequel nous pouvons Olivier et moi, nous engager à nous battre pour changer les choses. C’est primordial pour reconstruire le dialogue avec le citoyen !

Let’s do it

Nico

Et il ne suffit pas de le vouloir, let's do it !

Et il ne suffit pas de le vouloir, let's do it !

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Coup de gueule N°2 : "chez Ecolo, il y a des dérogations"

Chez Ecolo, on a mis en place certaines règles, afin de, statutairement, empêcher certaines dérives (cumul, baronnie, clientèlisme,…). En gros, les trois plus importantes :

- interdiction des cumuls de mandats importants, ou incompatibles (tels que député-bourgmestre, ce qui amène à être juge et partie, controleur et controlé)

- impossibilité de faire plus de deux mandats identiques à la suite (ce qui amène usure du pouvoir, baronnies, surtout en cas de majorité absolue au niveau communal)

- rétrocession de (plus ou moins) 40% de son salaire au parti (on fait de la politique parce qu’on y croit, par engagement militant, et pas pour s’enrichir)

On a mis en place des dérogations, qui s’appliquent dans des cas précis, selon une procédure précise, et qui sont votées démocratiquement par les membres du parti. Pourquoi ? Parce que des règles trop figées conduisent parfois à l’immobilisme, et empêchent de fonctionner dans certaines situations.

Les autres partis nous « attaquent », en débat, parce que ces dérogations existent.

Certes.

Mais les règles que nous avons mis en place vont beaucoup plus loin que la loi, et ce sont des règles internes.

Ce n’est pas en attaquant la paille dans l’oeil du voisin qu’on fera oublier la poutre dans son oeil.

Oli.

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Premier débat public

J’ai participé pour la première fois (hors école) à un débat électoral vendredi dernier à la maison des jeunes de Huy. Organisé par l’asbl hutoise "Jeunes Citoyens", ce débat opposait les jeunes candidats du PS, du MR, du CDH et d’ECOLO de Huy-Waremme, à savoir Anne Ferir, Françoise Parent, Justine Comijn et moi-même. Durant une heure trente et face à cent personnes, nous avons donc discuté du plan Marshall, de la relance économique, de la mobilité et de Huy-Waremme. A priori, je pense m’en être bien sorti mais je retiendrai surtout la grande demande du public pour ce type de débat et les réactions positives de nombreuses personnes par rapport à notre engagement. Quant au ton du débat, si nous sommes bien décidés à ne pas nous laisser faire, on est bien loin du grand bac à sable wallon de ces derniers jours. Après les questions du public (assez précises je dois dire), la soirée s’est poursuivie par deux concerts gratuits, co-organisés par les jeunesses politiques, qui ont eux aussi attirés une centaine de jeunes. Une expérience à renouveler absolument !

Nico.

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